Prendre le temps

img_20160803_120547

Nous avons surement un peu oublié, ce que c’était que d’être bébé, enfant, pas trop grand. On a surement changé, évolué, laissé derrière nous un passé, parfois composé, pour prendre à bras le corps ce présent, imparfait, conditionné à ce qu’adulte nous devons affronter. Responsabilités, priés de ne pas se tromper, de bien faire, d’être droit, dans nos choix et nos routes. Prévoir le futur, fait d’impératifs aléatoires, du bon vouloir du destin qui nous échappe, en tentant de le cerner. Si bien qu’on avance, bringuebalant,  bon an mal an, entrainant dans notre route ces petits êtres qui n’ont pas du tout le même rythme, les mêmes besoins et qui ne comprennent pas très bien tout ces trucs de grands.

Dépêche toi, habille toi, ça fait trois fois que je te le demande, bouge un peu ton princier fessier, accélère la cadence. Nous ne sommes jamais au même rythme. Eux aiment prendre leur temps. Vivre l’instant présent et ce nourrir de maintenant. Nous sommes toujours happés par l’après, l’heure tourne, le soleil décline, et demain les conséquences d’une telle inconscience.

Plus qu’imparfait, le parent écoute parfois son enfant parler avec des si et des peut être, qu’ils eussent ensemble utiliser des préceptes commun, vite détourné par le grand dernier mot impératif de l’adulte qui sait. Le subjonctif instinctif des minus fut hâtivement évincé. Un peu, mais point trop n’en faut, le décideur décide, l’enfant suit, de gré ou de mauvaise humeur.

Et lui dira t’on avec une certitude dégoulinante de non sens, tu dois apprendre, aller contre ce à quoi tu tends.

Plutôt que de le laisser aller, découvrir avec emphase, apprendre avec allégresse et vivre dans un bonheur qui aura participé au passé, qui emplira le présent et qui imposera au futur d’avoir non pas une, mais des possibilités multiples et intenses d’avoir la vie qu’ils désirent.

Pourquoi est il si dur, d’aller contre notre nature d’adulte bien formaté, de rechausser nos yeux d’enfants, une tête qui sait qu’il y a des choses à faire, mais qui laisse la place aux petites choses, qui renoue avec les beautés simples, les petits trucs plus important que les soucis ou les ennuies.

Prendre le temps là ou il est, au moment ou il vous enjoint à le suivre et lui courir après pour les trucs chiants, après tout, on s’en fout, après on sera mort.

Hanh

Publicités

On n’est pas que des robots!

J’ai vécu une période très stressante!

Je n’arrêtais pas de courir, les enfants, les courses, le sport des enfants, faire le ménage, faire à manger,  et il y a quelques mois encore… Le travail!

Mon corps était fatigué, mon esprit aussi!

Ça se répercutait sur toute la famille, j’étais sur les nerfs et finalement je n’avais pas le temps de tout faire.

Du coup, un beau jour j’ai eu un déclic…

Qui ne me donne pas le temps? En fait c’est moi! C’est moi qui crois ne jamais avoir le temps, c’est moi qui impose tout ça à mon corps, à mon esprit, et à ma famille.

Petite remise en question donc… Car en réalité, si je ne passe pas l’aspirateur aujourd’hui ça ne fait pas de moi une mauvaise mère, si au lieu de faire des légumes, je mets au four un sachet de frites, ça n’est pas la fin du monde, et ça me laissera plus de temps pour NOUS!

Petit à petit je me suis rendue compte que le temps m’échappait, que les enfants grandissaient vite et que moi, je vieillissais. Alors il faut prendre le temps pour tout ça,  pour ce qui nous tient vraiment à cœur!

Je me retrouve du coup à faire comme une petite cure de désintoxication, petite cure maison hein!, car je m’étais aussi faite engloutir par cette société de consommation, où j’avais forcément besoin de beaucoup de choses (trop de choses), et qu’en réalité elles restaient là, à prendre la poussière.

J’ai donc décidé, même si je ne suis pas encore guérie, de retourner aux choses simple, pour moi, pour mon homme, pour les enfants!

Maintenant je recommence à prendre plaisir à rester à la maison à regarder un film au lieu de parcourir les magasins à la recherche de quelque choses à acheter, j’utilise des huiles, de coco, de jojoba, et pas la dernière crème à 50 euros… je fais des masques maison, et ce qu’on mange est pratiquement fait entièrement par moi!

Très peu de choses ont changé dans mon emploi du temps et pourtant maintenant j’en ai!!

Tout ça se fait petit à petit, et je suis encore loin, peut être, d’être complètement en dehors de tout ça, mais sachez que la seule chose qui ne s’achète pas c’est le temps, le temps pour nous, le temps pour nos enfants, le temps pour les amis,  pour la famille…

Ça passe très vite… Prenez le temps!!!!

Fufe les roses