Prendre le temps

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Nous avons surement un peu oublié, ce que c’était que d’être bébé, enfant, pas trop grand. On a surement changé, évolué, laissé derrière nous un passé, parfois composé, pour prendre à bras le corps ce présent, imparfait, conditionné à ce qu’adulte nous devons affronter. Responsabilités, priés de ne pas se tromper, de bien faire, d’être droit, dans nos choix et nos routes. Prévoir le futur, fait d’impératifs aléatoires, du bon vouloir du destin qui nous échappe, en tentant de le cerner. Si bien qu’on avance, bringuebalant,  bon an mal an, entrainant dans notre route ces petits êtres qui n’ont pas du tout le même rythme, les mêmes besoins et qui ne comprennent pas très bien tout ces trucs de grands.

Dépêche toi, habille toi, ça fait trois fois que je te le demande, bouge un peu ton princier fessier, accélère la cadence. Nous ne sommes jamais au même rythme. Eux aiment prendre leur temps. Vivre l’instant présent et ce nourrir de maintenant. Nous sommes toujours happés par l’après, l’heure tourne, le soleil décline, et demain les conséquences d’une telle inconscience.

Plus qu’imparfait, le parent écoute parfois son enfant parler avec des si et des peut être, qu’ils eussent ensemble utiliser des préceptes commun, vite détourné par le grand dernier mot impératif de l’adulte qui sait. Le subjonctif instinctif des minus fut hâtivement évincé. Un peu, mais point trop n’en faut, le décideur décide, l’enfant suit, de gré ou de mauvaise humeur.

Et lui dira t’on avec une certitude dégoulinante de non sens, tu dois apprendre, aller contre ce à quoi tu tends.

Plutôt que de le laisser aller, découvrir avec emphase, apprendre avec allégresse et vivre dans un bonheur qui aura participé au passé, qui emplira le présent et qui imposera au futur d’avoir non pas une, mais des possibilités multiples et intenses d’avoir la vie qu’ils désirent.

Pourquoi est il si dur, d’aller contre notre nature d’adulte bien formaté, de rechausser nos yeux d’enfants, une tête qui sait qu’il y a des choses à faire, mais qui laisse la place aux petites choses, qui renoue avec les beautés simples, les petits trucs plus important que les soucis ou les ennuies.

Prendre le temps là ou il est, au moment ou il vous enjoint à le suivre et lui courir après pour les trucs chiants, après tout, on s’en fout, après on sera mort.

Hanh

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