Rhhhaaaaaa!!!!!

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Dis que tu m’aimes maman

Allez dis! Dis que tu m’aimes. Encore. Câlin maman. Mmmmmmhh. J’aime tes câlins moi.

Doux et puissant, ses câlins remplissent sa jauge de confiance et de bien être. Elle peut ainsi partir, sereine, la tête pleine d’aventure et de curiosité, prête à affronter le monde.

L’école, là ou elle se contient, là ou elle écoute, attentive, concentrée, ou elle maitrise ses pulsions et apprend, toujours un peu plus.

Le palier. Une sorte de passage, de sas, de porte ou elle lâche avec empressement tous ses fragiles liens qu’elle a tant de mal à maintenir dans le monde du dehors.

Avec assez d’espace et d’aisance pour se laisser aller, elles tourbillonnent, affleurent à chaque instant et parfois, souvent, sortent sans prévenir.

Ses émotions.

Celle ci est brutale et d’acier, elle l’enserre parfois si fort, avec tant de férocité, qu’elle a du mal à s’en défaire. Elle la crispe, la torture, la scinde dans une sorte de dysphorie incontrôlable.

Elle a envie de crier, de mordre, de serrer fort ses dents sur ce qui la frustre tant, de hurler au monde ses injustices.

Un coup d’oeil et un ton ferme, la vexe, la force à détourner son attention, à desserrer les dents un instant. Le temps de sortir sa frustration un peu plus loin. Là ou elle peut pleurer, étouffer sa colère dans les draps. Y sceller à nouveau ses émotions parfois bien envahissantes. Les re rentrer laborieusement dans leur fragile enveloppe. Les contenir sans les faire disparaitre, trouver l’équilibre qui lui permet de les exprimer en respectant les codes, les autres et elle même.

Elle ressort un peu plus sereine, prête à essayer de nouveau de faire autrement, jusqu’à ce qu’elle maitrise convenablement le processus.

Il arrive et une émotion différente s’immisce, aussi explosive que la colère passée, aussi vigoureuse que toutes celles qui la traverse un millier de fois par jours.

Elle l’aime d’amour son batpapa et la joie la plus crue l’accueil chaque soir comme il se doit. Cris, sauts, logorrhée, un tourbillon exalté lui tourne autour. Jusqu’à ce qu’il faille le partager. Colère, tristesse, peur, se mêle à nouveau, prêtent à refaire surface de façon aussi spectaculaire.

En une journée, une heure, ou une seconde, elles s’enchainent plus vite qu’il ne faut de temps pour les nommer. C’est une véritable valse d’émotions qui l’assaille à chaque instant. Et en plus de réussir à les accueillir sans se sentir submerger, il faut encore apprendre à les gérer, à les laisser s’exprimer sans les laisser divaguer, en devenir maitre tout en étant un capitaine conciliant.

Ca fatigue d’être un enfant.

Hanh

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